Hugo Simoneau: entraîneur d’équitation Western

Divers
par Delphine Charmoille

11-Divers-Hugo Simoneau-photoJe profite d’une des dernières belles journées de l’automne pour faire l’entrevue que je promets à Hugo Simoneau depuis le printemps afin de vous le présenter.

Hugo est un jeune talent fort probablement méconnu dans notre village, mais certainement pas dans le petit monde de l’équitation!

«Je suis tombé dedans quand j’avais neuf ans!»

Même si rien ne le prédestinait à sa future carrière puisqu’il n’a pas grandi dans un milieu agricole, Hugo a été influencé par sa gardienne qui était – et qui est toujours – une passionnée de chevaux et d’équitation western. «Je suis tombé dedans quand j’avais une dizaine d’années, m’explique-t-il. Ma gardienne me traînait à toutes les compétitions, c’est là que j’ai pogné la piqûre!» Comme il prend sa nouvelle passion très au sérieux, ses parents ont décidé de l’encourager en installant une petite écurie et en lui offrant son tout premier cheval. Rapidement, l’écurie accueillera deux, trois, puis quatre chevaux. Il prend ensuite des cours dans un centre équestre de Matane, puis à Rimouski. Il s’achète bien vite un bon cheval près de Montréal, chez un des meilleurs entraîneurs au Québec. Il prendra aussi des cours avec lui pendant ses vacances, car il poursuit ses études à Matane.

Il suit également des cliniques un peu partout pour se perfectionner. «En fait, il y a deux solutions qui existent pour obtenir le diplôme d’entraîneur de la Fédération équestre du Québec, explique-t-il, soit prendre trois ans de cours, surtout théoriques, au Cégep de La Pocatière, soit apprendre avec un mentor. C’est cette dernière option que j’aie choisie, avec comme instructeur Serge St-Louis de Rimouski. On apprend beaucoup plus sur le terrain, à côtoyer et à dresser des chevaux, à les voir agir et réagir, que dans les livres. Par exemple, les étudiants de La Pocatière n’ont pas le droit de s’asseoir sur un cheval tant qu’il n’a pas été travaillé pour éviter les risques! Or, c’est comme ça qu’on apprend à dealer avec une situation, avec la réaction ou le comportement d’un cheval.» affirme Hugo.

Entraîneur pour les courses de futurité

Hugo Simoneau entraîneur d'équitation Western Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je ne connais pas grand-chose au monde de la compétition d’équitation Western. En fait, les chevaux de moins de quatre ans ne sont pas admissibles aux courses qui donnent droit à des bourses ou à des prix. Ils peuvent être présentés à des «courses d’exhibition», mais c’est seulement à l’âge de quatre ans qu’ils sont acceptés pour les courses de futurité, et ce, pour un an seulement parce qu’à cinq, ils passent dans une autre catégorie de compétition.

Ce sont les courses de futurité qui engendrent les bourses les plus élevées au Québec et qui révèlent les talents les plus prometteurs. Hugo est spécialisé en entraînement de chevaux pour les courses de futurité. Il les accueille dès l’âge de 18 mois pour les préparer à devenir des champions à quatre ans. Il en a six qu’il entraîne et monte pour des propriétaires de l’extérieur. Ces propriétaires répondent à différentes motivations pour lui confier leur cheval, mais la principale est souvent l’honneur de le voir remporter des bourses et des prix. «Il est donc important d’avoir des résultats quand on est sur le dos d’un cheval en compétition pour démontrer sa compétence.» déclare-t-il.

La saison d’entraînement est relativement courte et en Gaspésie, il faut compter avec l’hiver. C’est pourquoi il se rend en Géorgie, aux États-Unis, chaque année, avec ses six chevaux durant les mois de janvier et février. Il s’installe dans un immense ranch de trois cents box pour les faire travailler grâce à des compétitions organisées sur place toutes les fins de semaines.

Pendant deux mois, il prépare ces futurs champions pour leur saison de compétitions au Québec. Ne pas faire de coupure dans la saison lui permet de prendre des chevaux de trois ans et de les entraîner pendant seulement un an, mais selon lui, ce n’est pas l’idéal. «Plus un cheval travaille longtemps avant de compétitionner, plus il a de chance de devenir bon, justifie-t-il. Le best, c’est dix-huit mois!».

Des résultats dont il peut être fier

Comme il le souligne humblement, ce ne sont pas tous les chevaux qui sont exceptionnels, mais avec une base solide très jeune et bien entraîné, tout cheval peut performer. Hugo désire se concentrer sur les chevaux les plus prometteurs étant donné la tournure que prend sa carrière. En effet, après plusieurs prix juniors prestigieux, le jeune entraîneur a très récemment remporté la célèbre course Future Fortune qui se déroulait en mai dernier à Sorel-Tracy et pour la toute première fois au Canada. Ce qui lui a même valu un article et une photo dans la revue Barrel Horse News. Il est également le champion réserve du circuit Meilleur Futurité de l’Année.

Il reconnaît avec aisance que ses chevaux sont pour au moins cinquante pour cent responsables de son succès en compétition. «Tu as beau être le meilleur entraîneur, si ton cheval est une «picouille», tu n’arriveras jamais à rien!» plaisante-t-il.

Souhaitons bonne continuation à ce jeune talent qui monte!

Publicités

À propos de L'Ulricois

Journal communautaire de la Municipalité de Saint-Ulric, dans le Bas-St-Lurent, Québec, Canada. Nous répertorions ici la liste des activités communautaires des nombreux organismes bénévoles.

Vos commentaires sont bienvenus

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s