Chronique du 150e

par Jocelyne Rioux

À l’approche de la fête des Pères, ne conviendrait-il pas d’écrire une chronique rendant hommage aux hommes qui ont façonné, à leur manière et à leur époque, l’histoire de Saint-Ulric? Ces mêmes hommes qui, pour la plupart, ont assumé les rôles de bâtisseurs, de défricheurs, de pourvoyeurs et surtout, celui de «pères».

Joseph Roy et ses enfants Jacques, Jocelyn, Jean-Pierre et Nicole Roy. Coll. Jacques Roy

Nos ancêtres, nos pères, nous ont légué un riche patrimoine qui nous rend fiers d’être Ulricois. Dû au grand nombre de pères qui ont contribué à forger Saint-Ulric, il est difficile de parler de l’un et d’oublier l’autre. Soit! Que votre indulgence m’accompagne dans ce trop court récit, car n’est-il pas à propos, en effet, de se rappeler le nom de l’honorable Juge Ulric J. Tessier?

Disons toute notre gratitude, à titre posthume, hélas, à tous ces hommes de cœur, de valeur et de labeur: les Beaulieu, Bouchard, Cimon, Courcy, Desjardins, Ouellet, Léveillé et Michaud qui furent les premiers colons à défricher avec tant d’ardeur et de courage, notre paroisse. Peut-on passer sous silence les pères absents des foyers qui, au péril de leur vie, sont montés dans les chantiers, s’exilant des semaines voire des mois ? Rares sont les hommes qui se targuent d’être père et maire à la fois.

De l’illustre Charles Dufour à l’actuel Pierre Lagacé, en passant par les tout dévoués Georges Fournier, Raymond Roy, Paul H. Bernier, Serge Gendron, et les autres, ces hommes de tête, de conviction et d’action ont grandement participé au développement de notre communauté. À ces noms déjà cités, ajoutons ceux de nos militaires, Sylvain Talbot, Raoul Lepage, Viateur Michaud pour ne nommer que ceux-ci, nos valeureux combattants s’oubliant parfois au nom de la patrie. Exploitant les richesses naturelles de Saint-Ulric, notre communauté s’est vue prospère grâce notamment aux scieries Roy, Beaulieu, Bélanger, Simoneau, Lagacé et à la tourbière de Louis, Roméo et Benoit Roy.

Célébrer la paternité, c’est aussi dire à ces chefs de famille (comme on les appelait autrefois) à quel point leur apport est essentiel dans le bon fonctionnement d’une famille et aussi, d’une communauté. Le père, c’est l’autorité incontestée. Il inspire à la fois force et sensibilité, obéissance et opposition, protection et absentéisme. Pour gagner leur pain quotidien, ces papas ont consacré de nombreuses heures à leur travail bien souvent au détriment de leur famille.

Tous ces pères, nos héros, ont marqué notre quotidien. Qui étaient ceux de mon enfance? Adélard Sirois, le père des ados fréquentant la cantine, René Beaulieu, le père académique inculquant la discipline, Viateur Roy, le médecin soignant sans discrimination aucune, Jean-Louis Lévesque, Roland Boucher, Gaëtan Dubé, ces épiciers d’une extrême gentillesse, Marius Bernier, le restaurateur des meilleures frites. Il y eut aussi Albert Michaud, Joseph-Emond Ouellet, les garagistes Euchariste et François Lévesque, Marius Gendron, monsieur Odilon et monsieur Paquet de la Coop, Jean-Marie du Cordon Rouge. Sans oublier Clément Roy, le père spirituel, et mon préféré, le père Noël! Qui n’a pas admiré en ces pères, le sens du devoir et l’accomplissement du travail? Et je cite en exemple entre autres, mon père Raymond, qui a travaillé jusqu’à l’âge de 89 ans!

Que de fois au cours de ce siècle et demi, les pères de cette communauté ont démontré leur appartenance et leur désir de faire de cette municipalité un endroit où il fait bon vivre ! C’est en grande partie eux qui ont contribué à faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

Arborant fièrement le titre de père, leur descendance s’affaire, aujourd’hui, à redorer le blason de Saint-Ulric. Ils sont à la fois sur le terrain de balle molle, autour d’une table à défendre les acquis, à présenter un projet, mais aussi à s’impliquer activement dans l’éducation de leur progéniture et les tâches ménagères. Il va sans dire que tous les papas auraient mérité d’être nommés, mais au risque de blesser plusieurs d’entre vous, en terminant, laissez-moi vous dire cette phrase célèbre: «Le plus fort, c’est mon père».

Brunch de la fête des Mères
Un énorme merci à tous ceux et celles qui ont participé au brunch annuel de la fête des Mères du Comité du 150e. C’est une source de financement importante et grâce à votre implication, ce fut un franc succès. Ab imo pectore: Merci.

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À propos de L'Ulricois

Journal communautaire de la Municipalité de Saint-Ulric, dans le Bas-St-Lurent, Québec, Canada. Nous répertorions ici la liste des activités communautaires des nombreux organismes bénévoles.

Une réflexion sur “Chronique du 150e

  1. Souvenirs….il est bon se pouvoir se souvenir de tous ces hommes et femmes qui ont su façonner la vie du village ,a l’aube de son 150 ième,il serait bon de se remémorrer toute l’évolution que le village a subi…..que nous reserve l’avenir?Dieu seul le sait et on espère le meilleur pour un avenir radieux et rempli de belles experiences….

    Quand on a un lien de parenté et d’amitié avec une grande partie de notre village,on peut être fier d’y avoir vécu et de se souvenir….Alors,hommage a la parenté,les Beaulieu,Lagacé,Roy, Langlois,Perron,Lavoie,Paquet,Desrosiers etc et mes grands parents et parents Roberge,Bouchard…..

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